Friday, July 30, 2021

Avis et Impressions: adidas Adizero Adios 6- oubliez tout ce que vous saviez sur l’Adios!

Article par Jérémy Marie

adidas Adizero Adios 6 (130€)


Introduction


Jeremy

Aah l’Adios. Une chaussure emblématique depuis 2008 lorsque le grand Haile Gebreselassie en portait le premier prototype pour établir le nouveau record du monde de marathon en 2h03:59 à Berlin.

Depuis, la chaussure a évolué, tout en étant LA chaussure des marathons record (Patrick Makau en 2011 toujours à Berlin), intégrant une couche de Boost en 2014 (et ajoutant un nouveau record sur marathon à la liste par Dennis Kimetto qui passait sous la barre des 2h03 en 2014 à….Berlin). 

Depuis, la série des Adios commençait à accuser son âge, n’ayant subi que des retouches légères sur l’empeigne ou le chaussant, sans jamais revoir la conception initiale: celle d’une chaussure plutôt fine, très dynamique, légère (à ses débuts, mais son rapport poids/amorti n’avait plus rien d’exceptionnel depuis quelques années), avec juste ce qu’il faut d’amorti pour les coureurs les plus efficaces sur un marathon, ou sur semi pour le commun des mortels. La comparaison avec les super chaussures récentes, à plaque de carbone, ultra amorties, rigides n’étaient pas à son avantage.


Il était donc temps pour Adidas de revoir ce modèle emblématique de fond en comble.


A titre personnel, j’ai une assez longue histoire avec les Adios, ayant couru avec les Adios 2 non-Boostées, puis les Adios Boost 3, et enfin les Boost 5 qui intégrait une couche de Lightstrike au dessus du Boost à la place de l’ancien Adiprene.


Elles ont toujours été mes “kikourvite”, que je chaussais avec énormément de plaisir pour mes séances de fractionné sur route ou sur piste, malgré un gabarit parfois un peu limite (autour de 75kgs lorsque j’ai eu les Adios 2, puis 70 kilos depuis). Leur dynamisme et leur accroche me donnaient une sensation de vitesse énorme et c’était un réel plaisir que de passer des séries de 200m sur piste avec les Adios aux pieds.


J’ai pu suivre l’évolution de leur chaussant, jusqu’à celui de la 5 qui était presque large, surtout à l’avant-pied, ainsi que l’apparition du Boost qui a un peu “civilisé” une chaussure assez brutale auparavant.


Autant dire que la découverte de cette 6ème version a été un choc, tant elles sont différentes et marquent une franche rupture. Semelle beaucoup plus épaisse, drop un peu réduit (qui passe à 8mm), poids en hausse, disparition du Boost, remplacé par la “super-mousse” maison, Lightstrike Pro...autant d’éléments qui rendent le test intéressant.

Alors, l’Adios est-elle toujours une Adios?


Pour:

Jeremy Empeigne légère et très respirante

Jeremy Chaussant plus confortable qu’avant, sans compromis sur le maintien

Jeremy: La semelle Continental, une valeur sûre.

Jeremy: Amorti réactif mais jamais trop ferme, qui ne “tape” pas.

Jeremy: Modèle très versatile, naturellement stable permettant une foulée très fluide sans recours à une courbure prononcée.


Contre:

Jeremy Ca va manquer de pêche pour les aficionados des versions précédentes.

Jeremy: La semelle externe toujours aussi bruyante, claquante.

Jeremy: Il faut un minimum de rythme pour l’apprécier pleinement.


Statistiques

255g en taille 44 2/3  (US10.5), 

32mm d’épaisseur de semelle au talon, 24mm à l’avant soit un drop de 8mm

Disponible dès à présent chez  Top4Running.fr 


Tester Profile

Jeremy est un trailer/coureur/triathlète. Il a débuté la course depuis 2013 en passant rapidement sur les trails, principalement des ultras depuis 2015 : TDS, Maxi-Race, “100 miles du Sud”, 90kms du Mt Blanc, GRP 120kms, Quelques courses plus courtes et rapides, (Saintelyon 45kms, Ecotrail Paris 45kms…) en mixant toujours course sur route et sentiers ou montagne, sans mettre beaucoup de dossard sur route. Allure pour les sorties cools ~4’45/km - 4’30/km . Depuis 2018, il se met (ou essaie!) au triathlon, en visant plutôt les longues distances.



Premières impressions



Jeremy: “Tiens, j’ai reçu une paire de Boston?” Voici typiquement la remarque que l’on pourrait se faire en ouvrant la boite des Adios 6.


Plus larges, plus épaisses, plus confortables...Adidas a totalement revu son modèle pour le mettre au goût du jour, perdant peut-être au passage le lien avec les itérations précédentes, au risque de décevoir les plus fervents fans des Adios classiques. 


N’étant pas spécialement réfractaire au changement, je ne ferai pas grand cas de cette refonte, tant que le résultat final est bon.


Passé cet étonnement, je suis content de retrouver les “marqueurs” que j’apprécie chez la marque aux 3 bandes, avec ce style très classique, presque intemporel, comme cet insert en faux-daim sur l’avant-pied, en écho aux Adios précédentes.


Ce colori noir leur permet d’être portées sans soucis en dehors de séances de course à pied - si vous oubliez vos chaussures de ville commeil m’est arrivé un matin après avoir couru au boulot…


Passées aux pieds, je remarque que le maintien est excellent malgré la finesse de l’empeigne, assez peu extensible. On est clairement pas dans le même moule que les Adios précédentes qui offraient un confort assez...spartiate à ce niveau. Le collier est confortable avec une bonne épaisseur de mousse, tout comme le renfort de talon.

Les orteils ont pas mal de place à l’avant, moins que dans l’Adios 5 mais dont la forme était...étrange, trop lâche, et le coup de pied est maintenu sans pression excessive, là où les Adios précédentes pouvaient être un peu étriquées.


On perd ce feeling de racer un peu sauvage qu’avaient les anciennes itérations, mais on y gagne énormément en confort et versatilité. Personnellement, je préfère!


L’empeigne


Jeremy: L’empeigne est très fine et assure une respirabilité optimale grâce à une tige en mesh particulièrement aérée.


Si j’ai dit que le chaussant, dans sa forme, s’éloignait un peu des racines de pure racer de la gamme, la conception de la tige reste quant à elle dans la pure tradition des Adios: la maille est très fine, en matière qui semble un peu plastifiée et surtout non-extensible. Cela permet d’assurer un maintien franc du pied, aidé en cela par les inserts intérieurs blancs autour du coup de pied et le renfort externe noir sur la partie interne.


A l’avant, on retrouve un des marqueurs des Adios que j'évoquais précédemment avec un insert en faux-daim qui apporte un peu de structure, un petit élément réfléchissant ainsi qu’une petite touche de classicisme.


Les passages de lacets sont renforcés afin de pallier à l'extrême finesse de la tige, et on note la présence d’une rangée d'œillets supplémentaires sur la face externe permettant aux lacets d’aller chercher plus loin tout comme dans l’Adios Pro version 1. J'imagine que cela doit ouvrir un peu plus le dessus de la chaussure et éventuellement donner un peu plus d’espace pour les coureurs aux coups de pied forts.


La languette, suffisamment épaisse pour limiter la pression des lacets, est maintenue par un gousset partiel qui joue parfaitement son rôle: l’enfilage est aisé, et la languette ne bouge pas en course.


Enfin, le maintien au talon est moins franc que sur les Adios précédentes, une conséquence de l’orientation plus large prise par cette version. 









Adios 6 à gauche, Adios 5 à droite. On note la différence de rembourrage au talon


Le renfort est un peu plus large qu’avant, mais Adidas a compensé cela par un rembourrage un peu plus important. Là encore, cela permettra de convenir à plus de coureurs, sachant que les œillets supplémentaires de lacets permettent de contrebalancer un éventuel manque de maintien.

Un large élément réfléchissant est présent sur le haut du talon et vient ajouter une contraste de couleur plutôt sympa.


Semelle intermédiaire


Jeremy: Pour situer un peu le changement drastique entre l’Adios 5 et la 6, on peut garder cela en tête: l’avant-pied de la 6 est plus épais que le talon de la 5. On le remarque aisément sur la photo précédente, l’avant-pied de l’Adios 5 passerait presque pour une crêpe!


On observe aussi facilement le changement total de conception de la semelle intermédiaire.

Auparavant, on avait une couche de Boost au talon, pour assurer du confort “à l’arrière”, typiquement quand on commence à fatiguer et que la foulée se dégrade un peu, l’avant pied étant principalement composé de Lightstrike, plus ferme et dynamique - et autrement plus “tapant” et sec, avec simplement une fine couche de Boost en dessous(côté sol). Bref, une chaussure faite pour envoyer.


Sur la 6, les agencements sont tout autres: Le Lighstrike Pro, très réactif, dynamique, et un peu plus moelleux que le Lightstrike, est présent sur toute la partie avant de la chaussure, jusqu’au milieu du pied, avec une fine couche de LightStrike autour, comme une anneau entourant la couche de Lighstrike Pro du côté du sol.  Cela permet d’avoir une chaussure à la fois dynamique et confortable pour les attaques medio/avant pied. La mousse Lighstrike Pro n’est pas rebondissante comme certaines autres “super mousses” récentes, mais elle apporte un excellent retour d’énergie en filtrant très bien les chocs.


Sur l’arrière, une épaisse couche de Lightstrike, plus tendre que celle présente sur l’Adios 5, apporte énormément de confort sur les allures plus lentes ou aux attaques talon. Je retrouve un peu le comportement rencontré sur la SL20 avec laquelle j’ai beaucoup couru l’an dernier: un amorti réactif, assez direct, mais moins filtrant et avec moins de retour que la version Pro.

On a vraiment deux comportements bien distincts en fonction de la pose du pied entre le talon et le medio/avant pied.


Le léger chanfrein à l’arrière du talon est toujours présent afin de guider le déroulé du pied pour les coureurs attaquant en arrière.


Semelle extérieure

La semelle extérieure a été totalement revue sur l’Adios 6.

On retrouve évidemment le partenaire de toujours, Continental, qui fournit la semelle extérieure. Accroche et durabilité sont donc au rendez-vous, mais aussi ce sentiment d’avoir une semelle qui claque pas mal sur l’asphalte. Difficile de passer inaperçu en courant avec les Adios! 

Testée sur chemins secs ou route mouillée, il n’y a pas grand chose de négatif à dire sur la semelle. Ça accroche, après 100kms elle n’a pas de marques d’usure, et elle a légèrement gagné en souplesse après les 20 premiers kms. Bref, on est en terrain connu, la semelle des Adios est toujours un modèle d’efficacité.


C’est là le seul point commun avec l’Adios 5. La géométrie de la semelle externe est totalement nouvelle.





 

Adios 6 à gauche, Adios 5 à droite




L’insert Adidas Torsion, grand classique, a été revu et est à la fois plus fin et plus long. La finesse permet de compenser le surplus de rigidité apporté par l’épaisseur de la semelle, et sa longueur supplémentaire apporte, je trouve, une flexion plus naturelle, qui s’étend plus longuement sous la chaussure rendant les transitions très fluides entre la pose du pied et la poussée vers l’avant.


Expérience de course

 

Jeremy: Oubliez les sensations connues sur les anciennes Adios, on est ici dans un autre monde.

Ou plutôt, dans le nouveau monde, où les racings flats et leurs semelles épaisses comme des crêpes ne sont plus vraiment à la mode.


L’Adios 6 est une version moderne, actuelle, des précédentes Adios, sans tomber dans la mode des chaussures ultra épaisses, rigides, avec un profil incurvé.


On conserve une chaussure dynamique, et l’alliance du Lightstrike et sa version Pro donne un résultat plus homogène que celle du Boost et de l’EVA précédente. Les deux mousses fonctionnent vraiment bien ensemble et permettent d’avoir un amorti très réactif mais civilisé, jamais trop ferme quelque soit la pose de pied. Sur l’Adios 5, que j’utilisais encore récemment, la course “claquait” pas mal, je sentais vraiment quand j'accélérerais...et je sentais aussi surtout les fins de séances quand il fallait rentrer après des séances d’intervalles un peu appuyées.


Sur les 6, tout est plus feutré, filtré, et sans rien perdre en efficacité. C’est simplement une fausse sensation liée au surplus d’amorti et à la qualité de filtration des chocs des mousses, et sûrement aussi à un chaussant plus confortable. On a moins l’impression d’être dans une chaussure de course...alors que c’est pourtant le cas.


L’Adios 6 favorise nettement une foulée engagée, surtout sur l’avant pied où la couche de Lightstrike Pro se comprime et renvoie une bonne quantité d’énergie, avec une propulsion très naturelle grâce à la flexion de la chaussure et l’insert Torsion sous le pied qui joue finalement le même rôle qu’un insert en carbone, mais de façon bien plus discrète et moins constrictive.


J’ai dans tous les cas trouvé l’Adios 6 très agréable à courir, et ce dès les premières foulées avant d’être échauffé, et même sur des footings en endurance. Ce que la lignée peut perdre en punch, en retour direct, elle le gagne en confort et en versatilité, avec au final un résultat que j’ai trouvé plus efficace, si moins “sauvage”.


Conclusion


Jeremy: L’Adios 6 marque un nouveau départ dans la lignée emblématique d’Adidas.

Plus confortable, plus épaisse, plus amortie, moins “directe”, peut-être un peu moins dynamique, elle serait maintenant plus une chaussure d'entraînement légère, ou une chaussure de course amortie, plutôt qu’une pure racer au confort spartiate comme les précédentes.


L’alliance des deux versions de Lightstrike fonctionne à merveille, et j’apprécie avoir une chaussure aussi efficace qui conserve une conception classique, sans plaque rigide, semelle très épaisse ni profil exagérément incurvé. Cela permet de continuer à faire travailler le pied, les chevilles, ce qui reste, selon moi, une bonne chose. On conserve aussi la stabilité naturelle des Adios qui leur permet de bien se comporter sur les sessions plus longues ou quand on sort de la route.


Elles sont plutôt confortables pour les footings en endurance, et deviennent vraiment excellentes dès que l’on attaque les allures plus élevées, à partir d’une allure semi-marathon. Et je n’hésiterai pas à les emmener sur un marathon - si je devais en courir un!

Bref, une version modernisée des racings flat que je conseillerai sans état d’âme, pour un prix très raisonnable.

Score: 9.5 /10

course: 9.5/10  confort: 9 prix: 10  style: 9.5


Comparaisons 


Liste de tous les articles et avis parus sur RTR: HERE


Adidas Adios 5 (Test RTR anglais)

J’ai maintes fois comparé ces deux version dans le test, et le résultat est sans équivoque: l’Adios 6 est supérieure en tout point, à moins de vouloir absolument courir dans une racing flat “d’avant”. Plus amortie, plus confortable, plus filtrante, plus polyvalente, elle per seulement un peu en dynamisme, pour un poids pas beaucoup plus élevé (15g de plus en 44 ⅔). 


Mizuno Wave Shadow 4

Une chaussure auparavant comparée à la Boston, mais qui se retrouve maintenant en face des Adios 6. La Mizuno est moins épaisse, et aussi un peu moins amortie.

La mousse Enerzy de la marque japonaise est très efficace, avec un comportement que je trouve proche de celui retrouvé dans l’Adios 6 sur la partie avant; ferme mais pas trop, réactive, avec un bon retour d’énergie et une bonne filtration des chocs.

Le chaussant de la Shadow est plus large, un peu moins ajusté, et un peu plus rembourré.

La tige est toutefois peu respirante et cela sera un problème dès que les températures seront un peu plus élevées.

La Shadow est aussi un peu plus lourde...Bien que je l’apprécie pas mal, il y a peu d’éléments qui jouent en sa faveur, et je conseillerai plutôt l’Adios 6 qui sera à l’aise sur un panel plus large d’allures, plus légère, plus amortie.


Adidas Boston 8 (Test RTR anglais)

Les Boston ont toujours été des Adios +...mais l’Adios 6 est une Adios ++!

Je les trouve supérieures en tout points, que ce soit pour les séances cool, intermédiaires, rapides, en quantité d’amorti, en dynamisme, en confort...pour un poids similaire. Adidas a mis à la retraite deux de ses modèles emblématiques avec cette Adios 6.


Salomon S/Lab Phantasm (Test RTR anglais)

Un match serré. La Phantasm est un peu plus ferme et conviendra peut-être moins pour les distances plus longues, ou les séances plus cool.

Elle est beaucoup plus légère, et je la trouve plus dynamique. Le chaussant de l’Adios est plus confortable, une contrepartie du poids supplémentaire.

Le prix risque de sceller la décision, 130€ contre 180€, la différence est substantielle pour deux chaussures qui jouent dans la même cour.

En mettant le prix de côté, je préfère le petit surcroît de dynamisme des Salomon..mais certains préfèreront la plus grande polyvalence et l’amorti plus important des Adios.


Puma Velocity Nitro (Test RTR français, anglais)

Jeremy: Plus amortie, la Puma est aussi beaucoup plus lourde, et plus ferme. La NItro Foam y est utilisée à moins bon escient que la Lighstrike Pro dans l’Adios 6, étant un peu éteinte sous la couche d’EVA, alors que la mousse d’Adidas s’exprime à merveille sur l’Adios 6.

Le chaussant plus léger et aéré sur l’Adidas...qui a ma préférence.


 Les produits testé fourni gratuitement par adidas et Top4Running.

Les avis exprimés sont ceux de l’auteur et n’engagent que lui.

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3 comments:

cookie clicker said...

So great!

Unknown said...

Petite question pointure, est-ce qu'il y a une différence de pointure entre les Boston 10 et l'Adios 6 ?

Personnellement je portais du 45 1/3 en Boston 8 et du 46 en Adios 4, difficile de savoir sur quelle pointure partir sur l'Adios 6, modèle totalement repensé.

Qu'en dites-vous ?

Jeremy said...

Salut,
je n'ai pas les Boston 10, j'ai eu les 5, et 8, ainsi que les Adios...2, boost, 3 et 5. J'ai toujours pris la même pointure dans ces deux modèles, 44 2/3. Les Adios taillaient plus serrées mais pas plus courtes, et la 5 taille assez large.
L'adios 6 a un chassant plus large que la 5 (et que les boston 8), et un avant-pied plus large.
Je viens de comparer les 5 (qui sont identiques aux 4 au niveau du chaussant) et les 6: ces dernières sont un couïa plus longues.
Je pense donc que pour les 6, rester sur du 45 1/3 doit aller (un peu plus longues que les 5 et un peu plus larges).